lundi 28 décembre 2009

C'est du luxe

Revenir vivre chez sa mère... à trente ans... humpf... a priori, c'est pas glorieux ni réjouissant.

Il faut cependant avouer, et je vais rester au niveau des paquerettes ici, que de se retrouver dans une cuisine suréquipée a du bon : robot multifonctions (pour faire des jus de fruits tous les matins) , four (des années que j'ai pas fait un cake), des tonnes d'épices (pour la plupart abandonnée par moi lors de séjours précédents), wok, bouilloire, grille-pain, toutes ces choses sont pour moi synonymes de luxe.

Pour vous dire à quel point la cuisine est suréquipée, il y a même des trucs à manger : le frigo est plein et les placards regorgent de quantités d'aliments dont je ne saurais même pas quoi faire... Je subodore même que certaines conserves sont périmées...

Quelque part tout cela me rassure. De savoir que je peux vivre de rien pendant que d'autres se demandent s'ils vont s'offrir le robo-aspirateur 3000, une machine à pain ou une yaourtière. J'espère pouvoir encore longtemps résister à cette course en avant.

mardi 8 décembre 2009

Cinéma - Le père de mes enfants - Merci France Culture



Très belle avant-première du film Le père de mes enfants de la toute jeune réalisatrice Mia Hansen-Love (28 ans) hier soir dans les très Frank Gehryesque locaux de la cinémathèque française.

Architecture

Projection dans une salle pleine à craquer en présence des membres de l'équipe de tournage suivi d'une réception champagne et traiteur libanais.



L'histoire d'un producteur de cinéma qui, accablé par les dettes, fini par se suicider. Un film sur les films, la partie immergé de l'iceberg, la production de films mais aussi sur la vie de famille.



J'aime beaucoup cette scène. Je crois que si j'avais une amoureuse qui n'était pas trop occupée à préparer ses cours, je lui donnerais rendez-vous sur des ponts parisiens.

Un grand merci au service de communication de France Culture qui m'a permis de gagner des invitations pour ce film. Si ça continue, grâce à eux, je vais finir par m'intéresser au cinéma...

jeudi 3 décembre 2009

Pourquoi je fais un job de #"@~!!

Ce qui me choque le plus dans le travail que je fais (outre le fait que j’ai du mal à croire en son utilité) c'est le fait d'assister impuissant à la création d'une bouse.
On voit très bien comment on va passer d'un objectif noble (former des gens à utiliser un nouveau logiciel) à un fiasco ("pourquoi on suit cette formation déjà ?"). Et ce n'est pas forcément la faute de supports de formation mal conçus...


Retour vers le passé

Une formation e-learning, surtout quand on parle de rapid-learning, c’est déjà assez moche à la base : des personnages statiques dans des décors plan-plan et les dialogues qui défilent en dessous dans des bulles, on se croirait devant les manuels scolaires de notre enfance...
A l’époque où le monde se limitait à ces manuels, on était plutôt content de mettre la main sur une BD : les dessins avaient du caractère et l’histoire était drôle, fascinante, mystérieuse etc.



Tout comme dans 99 Francs où l’on nous montre comment les publicités débiles sont souvent à attribuer aux clients et non aux agences de pubs et à leurs créatifs, ici aussi c’est encore le triomphe du plat, du neutre, du standardisé, du médiocre.


De l’humour

Mes quelques tentatives pour insérer de l’humour et un côté décalé dans les scénarios ont été balayées comme un fétu de paille par le processus de validation auprès du client. Non que ça me traumatise : je ne l’avais fait que pour deux raisons :
1 – je me disais que peut-être que si j’essayais d’être créatif, je m’endormirai moins devant mon écran.
2 – par pitié pour les pauvres gens qui vont être obligés de suivre cette formation.

C’est comme si le directeur lui-même faisait tout pour rendre la formation plus chiante pour ces employés. Le pire c’est qu’il ne le fait que pour être sûr que personne ne puisse être choqué ou dérangé par une éventuelle blague. Et c’est ainsi que triomphent les idiots et les susceptibles, les allergiques à l’humour.


Du mode

Au-délà (en deçà serait plus adéquat) même de l’humour (de l’impossibilité de s’en servir), il y a le ton que l’on utilise : évidemment, que du politiquement correct et du bien consensuel : rien ne doit dépasser. Mais ils vont même plus loin : pas de verbes à l’impératif, pas de tutoiement, pas de « je peux » ou « je sais » comme si l’on pouvait se mettre à la place de l’étudiant.

Vous imaginez ça ? Pas d’impératif. Essayez d’apprendre quelque chose à quelqu’un sans utiliser l’impératif... ça va pas être facile : cliquez ici, sélectionnez ça, êtes-vous sûr, avez-vous bien compris, etc.

Cette interdiction est encore plus stupide si l’on garde à l’esprit que l’alternative est l’infinitif.
L’infinitif, forme neutre s’il en est, vient donc résoudre le problème de la pire des manières en se faisant passer pour ce qu’il n’est pas : cliquer ici, sélectionner ça, etc. Ca sonne pareil mais c’est neutre : en tant qu’apprenant je comprends : « ce truc ne s’adresse pas à moi, ne me parle pas, putain qu’est-ce que je fous là ? »

Dans le processus d’apprentissage, les implications de ces décisions vont loin. Elles sont la raison directe qui fait que cette formation est chiante à mourir. Déjà que la formation à distance enlève une bonne partie de la composante humaine qui rend le processus d’apprentissage vivant ou concret, avec cette impersonnalisation, on arrive au summum.



Plus c’est court....

Les clients pensent souvent : « plus la formation est concise, mieux ça vaut ». Ben oui, c’est évident, moins d’informations, moins de choses à retenir. Sauf que ce n’est pas une question de quantité d’information mais une question de concentration (de dilution !) du contenu.

Si le contenu est trop dense, l’effort cognitif exigé pour se l’approprier est trop élevé et décourage la plupart des gens. S’il est joliment saupoudrer, il est beaucoup plus digeste. C’est exactement que de penser : pourquoi manger un poulet, une salade et un fruit quand je peux manger une gélule qui contiendrait les mêmes qualités nutritives... ?

Il faut également dire un mot de la raison qui motive tout ça : une formation de cette ampleur doit être validée par tous les partenaires. Dans certains milieux, essayer de former des gens à de nouvelles pratiques soulève une résistance considérable, le plus souvent de la part des syndicats : le syndicalisme dans tout ce qu’il a de plus détestable : la résistance au changement.


De la standardisation


On est 9 à travailler sur ce projet. Autant dire qu’il est légitime qu’il y ait de légères différences entre les productions de chacun à l’arrivée. Et cette fois-ci le deuxième ennemi de la différence vient de l’intérieur. La direction tient absolument que le produit soit bien poli, bien cohérent et exige ainsi que l’on gomme toutes les aspérités. Tout doit être exactement comme si c’était une machine qui l’avait produit.

Les gens aiment les artistes. Ils sont prêts à payer des dizaines d’euros pour voir des gens originaux et différents. Mais pas dans le cadre du travail : ç c’est bon pour les loisirs ! Au boulot, c’est taylorisme et production de masse standardisée : chaque virgule à sa place et les moutons seront bien gardés.

jeudi 26 novembre 2009

All you need is...

Sometimes all you need is one song. Over and over.

jeudi 12 novembre 2009

Listening or not listening to music, that is the question.

Part 1 was telling how good it feels to buy CD. Especially when it's not often. This one will be about
  • this Beat Torrent CD I just Bought,
  • listening to music on the Internet
  • and not listening to music at all.
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Un torrent de beats
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Having bought this album -only 10 €, what a treat ! - I feel on top of the world.

It so perfectly blends everything I've been seeking and following as a trend in the last few years.

Every music style blended in the most elegant form. It clearly brings back the genius of 2 Many DJ's mixes and the live shows of Mixmaster Mike. It's broader than the As Heard on Radio Soulwax pt.2 without being irritatingly mainstream.

Excellent picks. Perfect executions, as you could only expect from former "5x world DMC team champons" C2C members.



Imagine Chemical Brothers fused with Cypress Hill. Beastie Boys with Justice.

Discover Simple, Private Sharing at Drop.io


Ok, now, think about how it feels when you have a previously unexploited (mix-wise) Nirvana track fused with a classic Prodigy.


Discover Simple, Private Sharing at Drop.io


And it's not just brutal mashups. It's a subtle great mashup of the best hits in the late 20 years. With a prefect treatment. Exactly comparable to what the Bang Gang DJ's did for the DJ Hero mix... but really, more elegant, more turntablisty and -sorry Ozies I love you very deeply- more french.
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Music Today
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It's just incredible how the job has changed in the last few years. This and the way kids play music, party to music. Even the way we listen to music. I recently made a -terrible- article about those new tools to listen to music online.

Never ever have we had access to so much music.

I grew up with vinyl and cassettes. Most of us did. The digital era is something. And we witnessed it. We were right at the heart of it.

Things are gonna change. We know it. This 2012 thing. The environment thing. The earth is soon gonna be upside down. I'm very afraid this whole thing (the new Internet) will be our last strokes of genius.
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Not listening to music
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As for I, I am gently starting to quit digital stuff. And music as well. This is why the second CD I bought is a collection of nature and bird sounds. To remind me of that goal.

I'm not talking of that pseudo meditation crap cds you can buy. With synthesizer sounds and all that. Nope. Just plain, pure, raw nature sounds. As advised by Julian Treasure on his inspiring TED talk.



The last CD I bought is Snow Patrol's Late Night tales. Don't know much about Snow Patrol but as a big fan of these Late Night Tales series and Azuli's work as a label in general, I can tell you this is the only reason right now to seat back, relax, get away from beloved CPU and enjoy this promising CD.

As I write this Justice just transformed into Daft Punk who just melted into Calvin Harris... Oh boy, what's it gonna be next ?

Discover Simple, Private Sharing at Drop.io


All songs available at my drop : http://drop.io/fabuleuxfab

mardi 10 novembre 2009

Je partage mes lectures - La mécanique des femmes

Encore une très belle découverte que cette oeuvre franchement érotique de Louis Calaferte (bio chez Evene ou Wikipedia).

Longtemps censuré, cet ouvrage n'est pas son plus célèbre mais j'y apprécie le collage, le côté tranches de vie (parfois condensées en une phrase) livrées brut.

Je vous en livre quelques extraits. J'y apprécie aussi le ton décomplexé, la tentative de percer à jour les femmes, l'accès à l' intimité d'inconnus.




---- Les lignes suivantes sont érotiques. Si vous pensez que cela peut vous choquer, partez. ----

La porte de la chambre à peine fermée elle se prend à danser avec une fascinante légèreté.
-Est-ce que le bleu me va ?
- D'un geste insouciant, elle enlève la toque bleu qu'elle jette au hasard par dessus son épaule et quitte son manteau qui glisse à ses pieds.
- Est-ce que le rouge me va ?
La danse s'accélère tandis qu'elle se dfait de la robe qui vole dans l'air pour moelleusement choir sur le parquet.
-Est-ce que le noir me va ?
Elle fredonne un air rythmé en même temps qu'elle se déplace sur la pointe des pieds, dégrafant le soutien gorge et ôtant la culotte noire.
- Est-ce que le nu me va ?
Louis Calaferte, La mécanique des femmes, Editions Gallimard, p.53.
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Ce matin en dormant, j'ai fait l'amour avec toi et j'ai eu la sensation de jouir.

Louis Calaferte, La mécanique des femmes, Editions Gallimard, p.53.
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- On ne peut pas expliquer comment ça se passe. Subitement, j'ai regardé ma chatte, ça m'a rappelé des images. C'est le déclic, comme si, au fond de moi, quelqu'un appuyait sur la manette de mise à feu. Alors, j'ai besoin d'agir, de voir des rues, des hommes, de savoir que je vais séduire. D'ailleurs, ça doit être pareil pour les femmes. Pourquoi te les fais-tu ? Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu cherches ? Ce n'est quand-même pas une chatte et deux nichons ? C'est autre chose. C'est d'abord le sexe qui pense, la tête ne vient qu'après.
- Et le coeur ?
Elle entoure ses jambes nues de ses bras.
- Tu ne trouves pas que je suis animale ?
Elle bascule sur ses reins d'avant en errière.
- C'est aussi ça que les types aiment chez moi.
- Et le coeur ?
Son corps se déplie de façon ophidienne.
- Peut-être qu'à ma naissance j'ai le coeur qui ait tombé dans la chatte. C'est là que ça bat.
- L'amour ?
Remise sur ses jambes, son sexe écarté du bout des doigts à deux mains.
- Regarde l'amour, des petits bouts de lèvres roses., de la mouille dedans et des poils autour. Tu as vu ?Je peux te montrer mon cul, c'est aussi un petit morceaux de coeur et un petit morceau d'amour. A présent tu me laisses. Dehors il fait un temps superbe. Je vais m'habiller bien salope et aller dans la rue les faire bander comme des déglingués. Aujourd'hui, je sens que je vais baiser à mort.

Louis Calaferte, La mécanique des femmes, Editions Gallimard

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Elle écrit :
C'est notre première nuit ensemble. C'est beau et incertain. Apprivoisons-nous. Racontons-nous, la bouche contre mon oreille.
Louis Calaferte, La mécanique des femmes, Editions Gallimard, p.30
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- Je me sens belle à faire trembler la terre.
Louis Calaferte, La mécanique des femmes, Editions Gallimard, p.26

vendredi 6 novembre 2009

Et musique pour tous / Anybody can make music

C'est encore un bon dans le futur que nous propose TED avec cette conférence de Tod Machover, le créateur de Guitar Hero. A priori Guitar Hero, c'est pas un gage de qualité. J'adore ces vidéos où on voit les plus grands guitaristes du monde se ridiculiser à Guitar Hero sur leurs propres chansons...



Seulement, si l'on prend l'idée qui sous-tend ces jeux, cela devient plus intéressant : nous sommes tous mélomanes et nous dévrions tous être capables de nous exprimer musicalement tant il est vrai que c'est une façon exceptionnelle de s’exprimer, se révéler.

De là, il n’y a qu’un pas avec la création d’interfaces toujours plus innovantes pour mieux s’exprimer avec la musique : que ce soit un hypercello (un violoncelle amélioré) pour Yo-yo Ma, ou d'autres bidouillages d'instruments pour Prince ou Peter Gabriel, jusqu'aux interfaces pour enfants, handicapés ou robots, tout le monde peut faire de la musique et à regarder cela, ça démange vraiment d’essayer toutes ces interfaces…

La présentation se termine par l’intervention de Dan Ellsey, visiblement handicapée qui va interpréter une de ses compositions créées avec une des interfaces sus-mentionnées. Au début sceptique sur cette musique, cette performance se transforme en quelque chose d’assez puissant et j’ai même pensé à Aphex Twin bien que je n’ai pas plus creusé la comparaison. Voyez-par vous-même.

mardi 3 novembre 2009

The pleasure of shopping CD

Friday night. Enf of the month. Halloween. My earphones have been working half since 2 weeks. I decided that buying new headphones will improve my spirits - real low in the last few days.

Obviously, I've been keeping away from record shops in a while. Being broke, I've just decided it'd be better to just stay away from records - my banker shares the same opinion.

So I went. And I ended up listening to 30 albums - half of them were not available for pre-listening on the machines they have. Of those 30, I could not afford more than 3. Took me a lot of courage to do that.

Among those records :
  • Rain Machine (really tempted),
  • Wave Machine, the new Joakim (just as good as always, he's so challenging in his approach to composing),
  • the new Bloody Beetroots (there's something about them I really like and it's more their way to go from classical music to pounding pounding techno music - It's 10 AM do you know where your children are ?),
  • Freddy's fat Drop (cool stuff from nea-zealand),
  • Chromeo's Dj Kicks (how come I didn't even know about that ?), and Sourya (a french band recommended by les Inrocks).



I have to confess I've also been downloading a lot in the last 6 months - broke broke broke.

It feels so good to spend time in a record shop. getting a physical glance at all that's available.

I was once enough gullible to believe that Internet and all the info it contained was enough to satisfy me and really grasp it.

Then I found this album.


I had heard about the two of my most worshipped deejays/turntablists getting together in a new band but I had no idea it could be so good.

Stay tuned for Part.2 with extracts from this album, downloads and more.

La victoire de la mort...

Quels peuvent être les intérêts vitaux qui méritent une telle réplique lorsqu'ils sont menacés ? On peut comprendre la satisfaction des ingénieurs et des travailleurs qui ont réalisés la merveille technologique qu'est un sous-marin [nucléaire], l'orgueil des décideurs qui peuvent disposer d'un tel outil, mais l'important est de comprendre que la seule finalité de cet objet est le suicide de l'humanité.



Si comme moi et Albert vous êtes enthousiaste à l'idée de savoir que votre pays se soit doté d'un nouveau sous-marin nucléaire, que votre argent a été bien investi dans une solution concrète et pratique pour un avenir sûr et serein, loin des menaces des pays barbares, que les dirigeants de votre pays ne compte pas vraiment s'en servir, que c'est juste "une arme de dissuasion" (massive ? ah non, ça c'est pour la destruction...) et que vous êtes vraiment heureux à l'idée de savoir que nous disposons enfin de tous les moyens pour annihiler au plus vite la race humaine et substituer à la lente agonie d'un réchauffement climatique les ragoutantes perspectives d'un long hiver nucléaire... alors bienvenue sur ce blog !

Si vous faites partie de ces cons de hippies qui ne pensent qu'à fumer de l'herbe, faire l'amour avec la terre et construire des cabanes dans les arbres, méditer et élever des chèvres dans la Larzac, alors attention : vous posez-vous vraiment les bonnes questions ?




"Yeah, I'd like to be part of the solution and not the problem"
South Park, Smug Alert (S.10 Ep.02)

Wordiz donne de la voix à la littérature

En voilà une bonne nouvelle !

Voici Wordiz, un site simple, beau et prometteur : une audiothèque dans laquelle vous retrouverez des versions audio de romans, contes, poèmes et citations tirés de la littérature française et internationale.




Un peu plus de 300 titres disponibles au moment de la rédaction de cette brève mais un catalogue en pleine évolution où vous trouverez Verlaine, Balzac, Les frères Grimm, Andersen, Poe, Dumas, Perrault, Conan Doyle, Hugo, etc.

On apprécie : la qualité des fichiers audio, le moteur de recherche, la possibilité de les télécharger, de laisser des commentaires ainsi que de les partager sur les réseaux sociaux faceboook, twitter ou par courriel. Vous pouvez également suivre l'actualité du site via le blog ou twitter (Bonjour Elise !) et ainsi vous intégrer dans la communauté.

Pour ne rien gâcher, le site est entièrement gratuit et sans publicité. On cherche encore le piège...

Un site qui donne plein d'idées d'exploitations pédagogiques que l'on peut d'ors et déjà conseiller aux étudiants (et aux enseignants !) amoureux de Littérature !

jeudi 29 octobre 2009

'Tain, les gens, soyez végétariens sérieux...

Je suis un type plutôt tolérant en général. En tout cas c’est ce que j’aime croire.

Je viens de regarder Food Inc. et Home. Pas en suivant rassurez-vous. Les deux films sont sortis en 2009. Le premier se concentre sur la question de l’alimentation industrielle (un oxymore si vous voulez mon avis) alors que le deuxième aborde également l’ensemble des problèmes environnementaux.



Les deux films le montrent, la consommation de viande est un problème central. La quantité d’énergie nécessaire pour produire un kilo de viande est Xx supérieure à la quantité d’énergie nécessaire pour produire un kilo de pomme de terre. Qui dit énergie dit pétrole, mais aussi eau. Cela implique aussi le transport, les kilomètres de papier utilisés pour en faire la publicité...

Le pire c’est que vous savez très bien dans quelles conditions sont produits ces animaux : des camps de concentration où les animaux sont surnourris parfois avec des aliments qui ne font même pas partie de leur alimentation traditionnelle (hello ! les vaches sont herbivores !) ; et vous savez ce qu’il se passe quand on nourrit une vache avec du maïs ? Si, si, réfléchissez bien, je pense que vous savez.



Si ce n’était que leur alimentation. Tout au long de leur vie comme au moment de mourir, ces animaux sont soumis à un stress insoutenable. Rien que de regarder les images à la télé peut vous faire vomir. Et vous avez déjà vu les images de ces immenses filets que les pêcheurs remontent à la surface ? Vous vous imaginez là-dedans ? Ce stress, ce sont des molécules qui circulent dans le corps des animaux. Qui se fixent dans les tissus. Les mêmes tissus que vous mangez par la suite. Ainsi, vous ingérez ces molécules qui se retrouvent dans votre sang et contribuent à leur tour à votre taux de stress.

Je suis végétarien depuis plus de 4 ans maintenant. Et je ne peux que rire quand on me demande : « Mais comment tu trouves tes protéines ? » Je n’ai pas de carence, je n’ai même pas perdu de poids. J’ai découvert plein de recettes et d’aliments géniaux. J’encourage la diversité par ma consommation. Je mange local. J’évite le surrembalage. Je ne mange pas de plats préparés. Je fais aussi des exceptions. Et je pense que tout cela est à la portée de tout le monde.

J’aime pas donner de leçons de morale, mais franchement, tout cela a beaucoup plus de portée que votre estomac. Et puis ces changements, c’est pas pour demain ou pour la génération suivante. Les conséquences de notre mode d’alimentation c’est pour dans 10 ans. Si toute la terre se nourrissait comme nous, la planète ne suffirait pas à nous nourrir.

Ne pouvez-vous pas vous vraiment pas vous passer de ces lardons, knaki, kebab, crevettes, steak hachés, burger ? Au moins réduire votre consommation de chairs animales ? En faire un plus, une exception…

Etre végétarien est encore plus compliqué que d’être fumeur. Au moins les gens qui fument savent ce qu'ils font.
Vous ne pouvez pas savoir comme cela peut-être compliqué de s’alimenter sur le pousse quand on est végétarien. Dans les restaurants, vous avez le choix entre 2 ou trois plats (souvent des entrées) si vous voulez éviter les chairs animales. Les gens pensent encore qu’ils vont mourir de faim s’ils ne mangent pas de viande et les restaurateurs pensent que les clients vont se sentir floués s’ils ne mettent pas de viande dans leurs plats…
Vous pensez que ce sont des raisons pour continuer à vous alimenter comme vous le faites ? Il ne faudrait pas grand-chose pour changer la donne.

Et si vous essayiez ? Au moins pour une semaine ? Soyez au moins curieux.

mercredi 28 octobre 2009

Une soirée entre TED et moi

Un des plaisirs de ma vie reste d'entretenir l'ambition de pouvoir devenir (plus) intelligent. Vu que je suis un fainéant fini, j'entretiens cet espoir en en foutant le moins possible. C'est pour cela que regarder les conférences de TED.com est parfait pour moi.

Je n'ai rien besoin de faire. J'en télécharge une dizaine sur ma clé USB et quand je rentre chez moi le soir, je les mets dans ma liste de lecture et en voiture Simone !

Je passe ainsi de longues heures à m'extasier du génie de ces hommes et femmes et à me révolter que ce ne soient pas eux les leader du monde.

Pour un petit aperçu, hier soir, j'ai commencé par les illusions optiques de Beau Lotto. Ce dernier nous démontre de façon brillante comment notre contexte influence notre perception des formes et des couleurs et combien notre perception est un mélange de l'activité de nos sens et de notre expérience dans une perspective complètement évolutionniste.

J'ai continué avec l'intervention de Hans Rosling qui détruit quelques idées préconçus sur le monde d'aujourd'hui et l'opposition Pays riches Vs Pays émergents grâce à une application exploitant des données statistiques (PIB, espérance de vie, le taux de natalité, etc.).



L'application est libre d'accès sur Internet. Le résultat est bluffant et change (devrait changer) radicalement les cours de géographie et au-delà, le point de vue des politiques sur les "global issues".

Itay Talgam est chef d'orchestre. Il nous fait une petite étude comparée des différentes manières de conduire un orchestre. Bien sûr, j'imagine que dans l'audience de TED, les gens peuvent ramener ça à leur façon de gérer leurs équipes ou leurs sociétés.
Pour moi, c'était juste une belle compilation de vidéos de chefs d'orchestre et cela m'a permis de répondre à la naïve question : "mais il sert vraiment à quelque chose au final le maestro ?"

Je termine par ma préférée. La plus hallucinante. Evan Grant: Making sound visible through cymatics.
Evan Grant se présente comme un Creative Technologist. Il fait ça en rendant visuel des sons ou sonore des images.


Les images sont bluffantes. Vraiment. Il invite tout le monde à prendre part à ses recherches sur les Cymatics, en précise les débouchés et applications (comprendre le langage des dauphins) et nous gratifie même d'une représentation visuelle de la 9ème de Bethoven et de Welcome to the Machine des Pink FLoyd à vous en faire tomber la machoire.

Enfin, si vous êtes patients, à la fin de la présentation, vous pourrez voir un très-beau court métrage de Matt Pyke intitulé Universal Everything.

Les petites annonces professionnelles qui font plaisir

En tant que nomade, il faut que je m'astreigne à maintenir une certaine veille dans le domaine de la recherche d'emploi. Fort heureusement pour moi, je n'ai qu'à me baisser pour profiter du travail des autres, notamment Netfoad, qui avec sa liste sur Diigo facilite grandement les choses.

Je m'arrête aujourd'hui sur cette annonce que je vous propose de regarder ensemble :

CHARGE(E) DE FORMATION E-LEARNING H/F - Numéro d'offre 756189L - anpe.fr, un service de Pôle emploi

Numéro d'offre 756189L Offre actualisée le 27/10/09

CHARGE(E) DE FORMATION E-LEARNING H/F
(Code Métier ROME 22211)
VOUS ASSUREZ L'INGENIERIE PEDAGOGIQUE, L'ANIMATION D'UN DISPOSITIF DE FORMATION A DISTANCE, L'ANIMATION ET LA GESTION DE NOTRE ESPACE SUR LAPLATEFORME FOAD DEDIEE A L'OPTIQUE, ACCUEILLEZ ET TRAITEZ LES DEMANDES, EFFECTUEZ TRAITEMENT ADMINISTRATIF.
Lieu de travail : 75 - PARIS 15E ARRONDISSEMENT
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 8 MOIS
Nature d'offre : CONTRAT DE TRAVAIL
Expérience : EXIGEE DE 3 ANS MINIMUM CONCEPT.PRODUITS E LEARNING
Formation et connaissances : NIV. 2 (BAC+3,+4) FORM.FORMATEUR EXIGE(E)
Qualification : Agent de maîtrise
Salaire indicatif : HORAIRE 8,82 Euros (57,86 F)
VARIABLE SELON PROFIL
Durée hebdomadaire de travail : 35H00 HEBDO
Déplacements : -
Taille de l'entreprise : 0 SALARIE
Secteur d'activité : FORMATION CONTINUE D'ADULTES

Comment ça fait plaisir ce genre d'annonce ! Imaginez, vous avez passé 4 ans (5 ?) à faire des études supérieures pour pouvoir postuler à des jobs comme ça : un vrai job dans la formation professionnelle, pour lequel on vous demande 3 ans d'expérience, dans une entreprise sérieuse (on parle d'optique quand-même), avec toute la qualité de vie que l'on peut avoir quand on habite en région parisienne, le tout payé au SMIC. Oh, mais je suis mauvaise langue, ce n'est qu'un salaire indicatif, ça veut dire qu'il faut négocier, tout ça.

8,82€ l'heure, hein ! Ca fait 1337,73€ brut par mois. Donc 1047€ net. A Paris. Dans le XVème. Avec un loyer à 600€ (vous savez dans quoi on habite à Paris pour 600€ ?) et une carte de transport à 50€, il vous reste 400€ pour manger, sortir, téléphoner, vous épanouir quoi...

Enfin, les gens ne s'y trompe pas, comme l'indique la taille de l'entreprise : 0 salariés ! La aussi, j'exagère, ça veut dire qu'il sont en plein développement !


Franchement ça fait trop plaisir de sentir qu'on est dans une profession dynamique qui demande de maitriser tant de compétences diverses : être prof, donc pédagogue, mais pas dans un seul domaine. On parle pas d'être prof de français dans un lycée pendant 40 ans, on parle de formation professionnelle, ce qui signifie que tous les 6 mois, tu recommences dans une nouvelle boite à enseigner un truc dont tu ignorais tout il y a deux semaines.

On parle aussi d'être technicien : installer, alimenter en contenu, animer une plateforme FOAD, c'est pas extrêmement compliqué, mais ça demande quand-même certaines compétences...


Ca fait encore plus plaisir quand on sait qu'on peut trouver des débouchés comme ça à un moment où le chômage pousse beaucoup de jeunes diplômés à accepter des postes sous-qualifiés, il me semble que des postes sous-payés, c'est un moyen de rester dans la cohérence.

mardi 27 octobre 2009

Écouter de la musique en ligne : SoundCloud, MixCloud et The Hype Machine

Je suis un vrai music geek. Dès qu'il y a une nouvelle application qui arrive sur le net et qui combine les deux (music et technologie), je ne peux m'empêcher de m'abonner pour la tester. J'ai des comptes dans tous les sens. Pour la plupart, je me souviens à peine de comment y accéder...

Je vais simplement en mentionner deux ici que j'affectionne particulièrement : MixCloud et SoundCloud - qu'est-ce qu'ils ont avec les nuages ces gens ?
Les deux permettent à des professionnels de partager de la musique avec leur public et offrent quelques fonctionnalités intéressantes.
Dans le cas de SoundCloud, c'est la possibilité de visualiser la musique sous sa forme d'onde. Bon, c'est pas nouveau, mais c'est bien pratique.
A cela s'ajoute la possibilité de laisser des commentaires à certains points du morceau. Je me mets à la place d'un artiste, et j'imagine que c'est quand-même exceptionnel de pouvoir collaborer ainsi en ligne.

Fake Blood - Diesel U Music Show by Fake Blood

Concrètement, voici un -génialissime- mix de Fake Blood (son MySpace) sur lequel les auditeurs (dont moi) ont pu laisser des commentaires. Vu que c'est un mix de 2h les auditeurs peuvent poser des questions spécifiques du style : Ca sort de quel film cette chanson ? ou simplement indiquer que la chanson a été samplée par X ou Y
Comme vous le voyez, vous avez aussi la possibilité d'intégrer le mix sur votre blog ou autre...
Enfin, beaucoup de music bloggers intègre un widget Sound Cloud qui permet à leurs lecteurs de leur envoyer des chansons, des remixs ou des remixes dans l'espoir d'être critiqués ou publiés.

J'ai toujours beaucoup aimé les compilations du label BBE. A vrai dire, si vous êtes mon ennemi juré, le plus simple que vous ayez à faire si vous souhaitez me ruiner vite fait bien fait et de m'emmener dans un magasin ou leurs disques sont en vente.
Au contraire, si je suis votre Dieu et que vous voulez m'honorer (ou que vous savez pas quoi m'offrir pour Noël) vous pouvez toujours m'emmener dans un magasin ou leurs disques sont à vendre...

Pour en revenir à notre deuxième application en ligne, MixCloud permet également à des artistes (ou des radios ou des labels) de publier leur contenus (chansons, mixs, podcasts, emissions) en ligne et de les promouvoir sans craindre de se faire ripper.
Là encore, c'est toute la cohorte des fonctionnalités web2.0 : tags, possibilité d'enregistrer ses favoris, de partager sur les réseaux sociaux, d'intégrer à son site, nombre de fois où la chanson a été écoutée, etc.
Moovmnt a utilisé Sound Cloud pour publier un mix de Mr Thing pour une nouvelle compilation BBE. Voilà le résultat.



Encore un mot sur The Hype Machine, qui fait un travail fantastique pour cataloguer et classer les morceaux publiés sur les blogs musicaux inscrits chez eux. C'est un outil idéal pour repérer les nouveaux artistes qui font le buzz !



C'est aussi un outil formidable pour télécharger gratuitement -et illégalement- toutes ces chansons. C'est surtout fantastique pour découvrir de la musique, et là encore vous aurez la possibilité de voter pour des chansons, mémoriser vos chansons favorites, suivre vos blogs musicaux favoris, etc. A signaler également leur excellent podcast (également disponible, comme par hasard, chez SoundCloud).

Toutes ces applications me donnent à penser que MySpace, avec son design minimaliste -souvent très moche-, a un sacré souci à se faire face à des applications aussi sociales (comprenez web2.0). Je ne sais pas si je dois comparer ces applications à Deezer, Songza ou Spotify. Ces dernières semblent manquer cruellement de fonctionnalités face à ce genre d'applications. Evidemment, elles sont moins "grand public".

Bref, tout cela n'augure rien de bon dans ma quête de ne plus écouter de musique...

jeudi 22 octobre 2009

Échanges amoureux à distance

Je suis tombé sur un bon petit article sur emob l'autre jour ! J'adore ce blog ! Vraiment une bonne ambiance et toujours plein de bonne curiosité !

L'article présente 5 courts métrages. Etant donnée que la composante "accès à Internet" est assez circonscrite ces temps-ci, je les aies téléchargés avec ce petit add-on de firefox pour les regarder le soir au calme sur mon ordinateur.

Quelle bonne surprise que de tombé sur ce film ! Il reprend tellement de composantes de ma vie en ce moment : le métro, une vie que seule remplit le travail et les beautés que l'on croise dans la rue ou le métro, ce sentiment d'inaccessibilité des autres, d'indifférence aussi parfois... Toutes ces choses que l'on ne trouve que dans une métropole...

Signs from Kevin Ferguson on Vimeo.

Evidemment cette petite histoire d'amour me ramène à mes amours de lycée. Je me souviens d'avoir passé 1 bon mois de ma Seconde à aimer à distance une jolie blonde de 1ère. Nous nous sommes cherchés du regard pendant un mois sans jamais échanger un mot.

Nous communiquions par table interposée. Nous relations nos aventures de super-héros respectives sur la table de la salle 10 (11? 101 ? 305 ?) : je laissais un mot le lundi, pendant mon cours de français, elle répondait le lendemain pendant son cours de je ne sais quoi. A la fin de la semaine, la table était noircie de nos échanges imaginatifs.

Je n'ai jamais connu quelque chose de semblable. Et je crois que cette expérience a décidé de beaucoup de choses en moi. Je crois également que jamais plus je n'aurais accès à ce genre d'histoire... sauf peut-être en lisant emob ^_^

mardi 6 octobre 2009

Albert Cohen : Belle du Seigneur - Je partage mes lectures

Trouvé dans la superbe bibliothèque de Matilde dont j’occupe provisoirement le confortable appartement parisien, je ne me serais jamais lancé dans la lecture de ce pavé si un de mes amours inassouvis ne me l’avait chaudement recommandé.



J’aurais également abandonné très vite si je n’en avais pas marre de laisser des trucs inachevés tant le livre commence sur des portraits de gens dont la mesquinerie est étouffante. L’auteur nous livre le vomissant monologue intérieur de personnage qu’il accable sans aucune pitié :
- Adrien Deume, le mari ambitieux et tire au flanc qui travaille à la Société des Nations à Génève,
- sa mère bourgeoise catholique aspirant à la reconnaissance sociale,
- Ariane D'Auble, sa femme lesbienne refoulée, bientôt adultère emprisonnée dans un mariage qui la dégoute,
- Solal, le supérieur du mari, Sous-Secrétaire général de la SDN et supérieur du mari, juif, homme à femmes, frustré et méprisant.

Ce dernier se débrouille donc pour séduire la femme. Il finit par l’inviter au Ritz et lui tient pendant au moins 20 pages ce genre de discours :

Premier manège, avertir la bonne femme qu’on va la séduire. Déjà fait. C’est un bon moyen pour l’empêcher de partir. Elle reste par défi, pour assister à la déconfiture du présomptueux. Deuxième manège, démolir le mari. Déjà fait. Troisième manège, la farce de poésie. Faire le grand seigneur insolent, le romantique hors du social, avec somptueuse robe de chambre, chapelet de santal, monocle noir, appartement au Ritz et crises hépatiques soigneusement dissimulées. Tout cela pour que l’idiote déduise que je suis de l’espèce miraculeuse des mants, le contraire d’un mari à laxatifs, une promesse de vie sublime. Le pauvre mari, lui, ne peut pas être poétique. Impossible de faire du théâtre vingt-quatre heures par jour. Vu tout le temps par elle, il est forcé d’être vrai donc piteux. Tous les hommes sont piteux, y compris les séducteurs lorsqu’ils sont seuls et non en scène devant une idiote émerveillée. Tous piteux et moi le premier !
Albert Cohen, Belle du Seigneur, p. 405, Folio. (Sur Wikipédia, Sur Evene )

Pour vraiment jouir de ce passage, il faut savoir que le manège qu’il décrit est exactement celui qu’il est en train de faire. Il fait le romantique hors du social, porte une robe de chambre et la scène se déroule dans sa chambre de Ritz, etc.

Bref, il m’a fallu attendre près de 385 pages pour que le livre devienne à peu près intéressant. Et je commence à entrevoir une relation entre ce Cohen et Louis Ferdinand Céline dans sa haine et son rejet de l’humanité. Très peu de choses sont à sauver : les hommes sont piteux et les femmes sont des idiotes… Une vraie sinécure pour mon moral ! J’hésite à le conseiller…

dimanche 4 octobre 2009

Random thoughts

Encouragé par l'utilisation de twitter et 2 shots de vodka, me voici un samedi soir à 2h07 à écrire pour mon blog (how sad is that ?)

Tenir un journal intime contribue au développement personnel. Les blogs sont bons pour la santé.

What keeps you going ? Qu'est-ce qui vous tient éveillé, qui vous motive ? Je suis persuadé que si j'arrivais à mieux cerner mes motivations, cela m'aiderait dans la construction d'un projet personnel.



J'aime l'humour Geek et The Big Bang Theory est une des rares séries que je peux regarder.



Chaque semaine, je devrais faire un best of de mes tweet, pour les recycler, les dévellopper et continuer à alimenter ce blog.

"So how's Paris ?" De retour à Pau pour un week end, l'inévitable question est posée. Je ne sais pas. J'ai écris dans un de mes tweet que je laisse toujours une grande place à l'improvisation dans ma vie. J'ai peu de règles au final. Mais je me demande si c'est par fainéantise ou par conviction ? Bref, je suis incapable de répondre à la question. "Des hauts et des bas" est souvent ma réponsse. Je pense que je manque d'ambition pour vivre à Paris et je dors mieux dans le sud-ouest. Je pense à une reconversion et c'est pour ça que je me demande "what keeps you going ?"

On est incapable de savoir ce que l'on veut. On prend souvent les décisions qui nous conduisent à notre malheur. Avoir le choix ne conduit pas au bonheur, une idée mgnifiquement illustrée dans cette conférence TED.



Les femmes. Un sujet central dans ma vie. Les parisiennes sont belles mais la encore je manque d'ambition et mes envies ne reflètent pas ce qu'il me faut. Ou plutôt, je me trompe en éprouvant du désir pour ces femmes superbes qui hantent mes journées parisiennes : je rêve d'une femme très belle mais je serais incapable de rester avec une femme qui accorde trop d'importance ou de temps à sa beauté. Plus j'y pense et plus je souhaite une femme du sud-ouest, belles comme elles sont. Je voudrais une femme qui me ressemble mais j'ai peur de ne pas pouvoir satisfaire mon gout d'exotisme et de différence. Je voudrais habiter, vivre et travailler ici mais cela est en contradiction avec mes choix professionnels. Et mon goût de l'exotisme.

Je ne trouverai jamais une femme soit compatible avec moi.

Je devrais écrire plus de choses personnelles sur ce blog.

Les messages courts sont plus faciles à lire. Follow me on twitter !

La musique, la musique, la musique, heads will roll (dance till you're dead). Follow me on blip.fm !

dimanche 30 août 2009

L'ombre du vent - Je partage mes lectures

Une amie m'a offert ce super livre pour mon anniversaire (Merci 'mélie ! ). Je n'en reviens toujours pas. Je trouve le livre parfait. Accrocheur comme Harry Potter, très bien écris (certaines images sont à vous couper le souffle et les dialogues sont bluffants), il y a du suspens, une histoire mystérieuse autour d'un écrivain génial et maudit, un homme qui le poursuit pour détruire ses livres et un adolescent (le narrateur) qui mène l'enquête...



Ici, le voici qui rentre chez lui, dans la librairie de son père. Fermin, un SDF qu'ils ont sorti de la rue l'acceuille. Voyez plutôt la tirade qu'il fait sur les femmes, les hommes et la séduction. Totally inspiring !

Il était deux heures et demie passées quand je revins à la librairie. En me voyant entrer, Fermin me lança un regard sarcastique du haut de l'échelle où il astiquait une collection des Episodes nationaux de l'illustre Benito.
- Ô heureuse vision ! Je vous croyais parti pour les Amériques, Daniel.
- Je me suis amusé en route. Et mon père ?
- Comme vous ne reveniez pas, il est allé faire les autres livraisons. Il m'a chargé de vous dire qu'il irait cette après-midi à Tiana pour estimer la bilibothèque privée d'un veuve. Votre père n'a pas l'habitude de faire des discours. Il a juste dit que vous ne l'attendiez pas pour fermer.
- Il était fâché ?
Fermin fit signe que non en descendant de l'échelle avec l'agilité d'un chat.

- Allons donc, votre père est un sain. Et puis il était très content de voir que vous vous êtes trouvé une petite amie.

- Quoi ?

Fermin me fit un clin d'oeil, tout réjoui.

- Ah ! garnement, on peut dire que vous êtes un petit cachottier. Et quelle fille, dites donc. Pas du genre à passer inaperçue dans la rue. Et bien élevée, avec ça. On voit tout de suite qu'elle est allée dans les bons collèges. Mais quand même, elle avait quelque chose de coquin dans le regard... Vous savez, si mon coeur n'était pas pris par Bernarda... Parce que je ne vous ai pas raconté notre goûter... Ca fait des étincelles, oui, des étincelles comme dans la nuit de la Saint-Jean...

Je l'interrompis :

- Fermin, de quoi diable êtes-vous en train de me parler ?

- De votre petite-amie.

-D'accord. Aujourd'hui, vous les jeunes vous appellez ça autrement, "gueurlifrend" ou...

- Fermin, on rambobine le film. De quoi parlez-vous ?

Fermin Romero de Torres me regarda, déconcerté, et leva une main, doigts joints, pour gesticuler à la mode sicilienne.

- Eh bien, cette après-midi, entre une heure et une heure et demie, une demoiselle du tonerre est passée par ici et a demandé si vous étiez là. Votre père et votre serviteur étaient présents, sains de corps et d'esprit, et je puis vous assurer que la jeune personne n'avait rien d'un fantôme. Je pourrais même vous décire son parfum. Lavande, mais en plus doux. Comme un petit pain tout frais sorti du four.

- Et cette chose qui sortait tout juste du four a dit qu'elle était ma petite amie ?

- Comme ça, en toutes lettres, non, mais elle a eu un de ces sourires en coin, vous voyez ce que je veux dire, pour annoncer qu'elle vous attendait vendredi après-midi. Nous, on s'est bornés à additionner deux et deux.

- Bea.... murmurai-je.

- Ergo, elle existe triompha Fermin.

- Oui, mais ce n'est pas ma petite amie.

- Alors je ne sais pas ce que vous attendez pour qu'elle le devienne.

- C'est la soeur de Thomas Aguilar.

- Votre ami l'inventeur ?

Je fis signe que oui.

- Raison de plus. Même si elle était l'amie de Gil Robles, qu'est-ce que ça peut faire ? Elle est formidable. Moi à votre place, je n'hésiterais pas.

- Bea est fiancée. Avec un aspirant qui fait son service militaire.

Fermin soupira, contrarié.

- Ah ! L'armée, fléau et refuge tribal du corporatisme simiesque. Tant mieux : vous pourrez lui poser des cornes sans remords, à cet individu.

- Vous délirez, Fermin. Bea se mariera dès que l'aspirant aura terminé son service.

Fermin eut un air rusé.
- Eh, bien, pensez-en ce que vous voulez, moi, j'ai comme l'impression qu'elle ne l'épousera pas.

- Qu'est-ce que vous en savez ?

- J'en sais plus que vous sur les femmes et sur le monde. Comme nous l'enseigne Freud, la femme désire l'opposé de ce qu'elle pense ou déclare, ce qui, à bien y regarder, n'est pas si terrible, car l'homme, comme nous l'enseigne monsieur de La Palice, obéit, au contraire, aux injonctions dde son appareil génital ou digestif.

- Laissez tomber les discours, Fermin, vos ficelles sont trop grosses. Si vous avez quelque chose à dire, synthétisez.

- Eh bien, pour aller à l'essentiel : elle ne va pas se marrier avec le trouffion.

- Ah non ? Et quelle tête elle avait, alors ?

Fermin se pencha vers moi d'un air confidentiel.

- La tête de quelqu'un qui est gravement atteint, asséna-t-il, mystérieux. Et notez que je le dis comme un compliment.

Comme toujours, Fermin était dans le vrai. Vaincu, je décidai de lui renvoyer la balle.

- A propos de personnes gravememnt atteintes, parlez-moi donc de Bernarda. Vous l'avez embrassée, ou non ?

- Ne m'offensez pas, Daniel. Je vous rapelle que vous vous adressez à un professionnel de la séduction, et le baiser c'est bon pour les amateurs et les dilettantes en pantoufles. La femme se conquiert petit à petit. Tout est affaire de psychologie, comme dans une bonne passe de torero.

- Dites plutôt qu'elle vous a envoyé promener.

- On n'envoie pas promener Fermin Romero de Torres. Le problème, c'est que l'homme, pour en revenir à Freud et utiliser une métaphore, fontcionne comme une ampoule électrique : il s'allume d'un coup et refroidit aussi vite. La femme, elle, c'est scientifiquement prouvé, s'échauffe comme une casserole, vous comprenez ? Peu à peu, à feu lent, comme la bonne fricassée. Mais quand elle est enfin chaude, personne ne peut plus l'arrêter. Comme les hauts-fourneaux de Biscaye.

Je soupesai les théories thermodynamiques de Fermin.

- Et c'est ce que vous faites avec Bernarda ? Vous mettez la casserole sur le feu ?

Fermin me fit un clin d'oeil.

- Cette femme est un volcan au bord de l'éruption, avec une libido de magma en fusion et un coeur de sainte - dit-il en se passant la langue sur les lèvres. Pour établir un parrallèle crédible, elle me rappelle ma petite mulâtresse de La Havane, qui pratiquait fort dévotement les rites afro-cubains. Mais vu qu'au fond je suis un gentleman comme on n'en fait plus, je n'en ai pas profité et me suis contenté d'un baiser sur la joue. Je ne suis pas pressé, vous comprenez ? Les bonnes choses se font toujours attendre. Il y a des rustres qui s'imaginent que s'ils mettent la main au cul d'une femme et qu'elle ne proteste pas, l'affaire et dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l'esprit grossier du mâle à l'affut. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d'abord penser comme elle, et la première chose à faire est de conquérir son âme. Le reste, le réduit ouillet et chaud qui vous fait perdre les sens et la vertu, vous est donné de surcroît.

J'applaudis solennellement cette harange.

- Fermin, vous êtes un poète.

- Non, je suis comme Ortega y Gasset, un pragmatique, car la poésie ment, même si elle le fait joliement, et ce que j'affirme et plus vrai que le pain et la tomate. Comme disait le maître, montrez-moi un don juan et je vous prouverai que c'est un pédé déguisé. Ce qui compte pour moi, c'est la permanence, la perennité. Je vous prends à témoin : je ferai de Bernarda une femme heureuse.

Je lui adressai un sourire approbateur. Son ehtousiasme était contagieux et sa prosodie invincible.

- Prenez bien soin d'elle, Fermin. Bernarda a trop de coeur et elle a connu trop de déceptions.

- Vous croyez que je ne m'en rends pas compte ? Allons donc, c'est comme si elle portait sur le front la médaille des veuves de guerre. Puisque je vous dit que j'en connais un bout sur les vacheries de la vie : et cette femme, je la comblerai de bonheur, même si ça doit être la dernière chose que je ferai en ce monde.

- Promis ?

Il me tendit la main avec la superbe d'un chevalier du Temple. Je la serrai.

- Parole de Fermin Romero de Torres.


L'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon - p 173-178 (Le Livre de Poche)

J'aurais évidemment beaucoup de commentaires à faire sur ces quelques lignes. Je m'y retrouve très bien et j'aime la "superbe" de ce personnage (Fermin).
Il m'est souvent arrivé de penser ces temps-ci que quand je rencontrais des filles, je payais pour les autres : tous les minables qui ne les avaient pas traitées comme des princesses. Mais je suppose que pour certaines de mes ex, je tombe aussi dans cette catégorie...
Bref, c'est toujours assez jouissif de traiter une fille comme une princesse et de la voir basculer, d'ouvrir des portes pour elle. Il suffit parfois de très peu pour changer beaucoup. Les femmes me fascinent.

lundi 3 août 2009

Stop jogging it's killing you ! (Vichy, sports, Yoga, good advices)

Vichy is a beautiful place to do any kind of sports (well except for 2 of my favourites, Yoga and Salsa) : wether you wanna do rowing, tennis, golf, horseriding (who said "posh sports" ?) or even Beach Volley, kayak, cycling, or just go jogging there's a spot for you.

Still, whenever I see people jogging, I feel like telling them : Stop it you're killing yourself ! Most of time I just don't because it's just too far away from normal for people to understand - and I am enough of a weirdo like that !

I always had the conviction that jogging was wrong but never really knew why. Now I know. A while ago I received this newsletter from Lucas at YogaBody Naturals. Please read it and then I'll tell you a bit more about it :

Dear Fabrice,

There are 3 stages to accepting a new concept as
truth.

Step 1: You completely reject the new idea
Step 2: You vehemently oppose the idea (often vocally)
Step 3: You embrace the new idea with your heart
and soul forever

Sound ridiculous? It was certainly true for me when
I heard that a medical doctor wrote a book all about
why you should AVOID cardiovascular workouts.

AVOID cardio? Why on earth??

To me, that's sounded as crazy as saying broccoli is
poison.

Both my parents are long-distance runners, and I don't
remember a time when I didn't believe that you should
take your heart rate ABOVE 120 beats per minute for
at least 20 minutes each workout to prevent heart
attacks.

The longer the better, the stronger the heart.

So when I first heard "cardio kills," I said, "bull!"

And when I heard it again (more emails from friends),
I started getting mad. I sent some nasty emails and
starting talking trash about this doctor I knew nothing
about!

And when the emails kept coming and kept coming, I
finally sat down and read the book--and within an hour
or so, I accepted this new idea as fact.

Take a seat...

You see, your heart is a muscle, like your bicep. And if
you want to build big, strong biceps, you don't do 10,000
reps with a soup can. Instead, you select a weight that
challenges you and lift it 7-10 times. Then you take a
break before doing your next rep. Over time, you add
more weight to continue challenging - and growing -
the muscle.

The same is true with your heart. Excessive cardio just
fries your nerves and fatigues your system. It's not the
REAL way to strengthen your heart.

The REAL way is brief moments of exertion, followed
by recovery ... just like you would do to build your
biceps. This would include things like doing sprints
on the beach. Like pedaling a bicycle as hard and
fast as you can for 1-2 minutes. And like pushing
up into full wheel after a nice, long practice.


(as a side note, I monitored a guy's heart in full
wheel once in class, and he hit 160 for a solid
2 minutes)

So what I'm saying is you've got read this book:
http://www.on2url.com/app/adtrack.asp?MerchantID=89261&AdID=449212

My big fear here is that people will use this as
just another excuse to sit on the couch and watch
the tube, when really it should be a sharp kick in
the butt to take it up a notch and change the way
you move.

Hey, even my dad is doing run/walk marathons
now.

Amazing when your world view flips on its head
overnight. Read the book!

Stay bendy,

Lucas
YOGABODY Naturals LLC
There's a lot in this and I won't be commenting more. His explanation stands for itself.

Since I registered to this newsletter, almost all the messages have been truly inspirational and all those good advices make me fell less lonely or bewildered in my yoga practice. I always needed a guru. I think everybody does.
Anyway, if you're into yoga - and speak english - I strongly advise you to visit the website and register for the newsletter. Obviously he has to push his products and books and all that but he doesn't overdo it and you still get tons of good advice.

Thanks Lucas !

mercredi 29 juillet 2009

Panorama de la musique en France - Une carte heuristique

Il est rare que je parle de ma vie professionnelle sur ce blog, mais il y a ces moments magiques ou vie pro et vie perso se recoupent : quand une de ses stagiaires vous consumme le coeur tant elle rayonne, ou quand on arrive à proposer à la direction un thème de formation excitant.

Le CAVILAM propose en sus des parcours de formation pour profs des "ateliers découvertes", des séances de formation d'1h30 sur des sujets généralement un peu plus "légers". Je leur ai proposé de faire une formation qui s'intitulerait "Panorama de la scène musicale en France".

Objectif ? Montrer aux professeurs de français du monde entier qui sont les artistes français en vogue en ce moment, mais également de resituer les courants musicaux, leur importance et leur public... La meilleure idée que j'ai eu depuis longtemps !

D'autant plus que c'était l'occasion pour moi de tester Mindmeister un outil de création de cartes heuristiques (Mindmaps) en ligne et d'utiliser directement la carte sur un tableau blanc interactif (TBi, interactive whiteboard).

A bien y réfléchir, je suis le dernier à engager pour faire un cours sur la musique française : je n'en écoute pas et la plupart du temps, je la déteste.
A bien y réfléchir, cela faisait aussi partie de la leçon : un néophyte, avec un minimum de préparation, est la meilleure personne pour expliquer quelquechose à un autre néophyte.

L'idée de départ, c'est que quand j'apprends une langue étrangère, j'aime bien que mon professeur soit capable de m'indiquer des chansons dans cette langue. Dans cette langue ? Pas seulement : je comprends qu'un professeur de FLE préfère utiliser Brel ou Renan Luce que Air, David Guetta ou Yuksek. Cependant, des gens comme Daft Punk ou Bob Sinclar sont mondialement connus et ont vendus 10 fois plus d'album que Renan Luce... pourquoi n'aurait-il pas leur place dans une cours de français ?

Bref, trop de blabla comme disait Princesse Erykah. Je vous laisse avec la carte pour que vous vous rendiez compte par vous-même :



Cliquez sur un artiste pour visiter son site officiel.
Cliquez sur un clip pour visionner le clip dans une autre fenêtre.
Cliquez sur le signe = pour obtenir mes commentaires.

Un bien bel outil n'est-ce pas ? Ca manque de photos et de couleurs cependant.

Alors évidemment je suis désolé d'avoir oublié l'artiste préféré de votre mère, mais il s'agit simplement de poser des jalons...

Bonus : la carte des outils pour se tenir au courant quand on est pas en France

mardi 23 juin 2009

Le nouveau clip de S. Tellier est signé Coppola

Cela avait été une de mes chansons préférées lors de mes premières écoutes de l'album. Elle prolonge le succès mérité de La ritournelle et y ajoute une touche si daft punkesque avec ces sons de claviers que Guy-Manuel de Homem-Christo (producteur de l'album Sexuality) affectione tellement. Difficile de ne pas penser à des chansons comme Veridis Quo à l'écoute de ce titre, dans cette montée qui appellait un voyage interstellaire et dont le réalisateur Roman Coppola donne une vision au rabais.

Roman Copolla (fils de son père et frère de sa soeur), déjà réalisateur connu pour avoir réalisé tous les clips de The Strokes, le riche-en-tomate Revolution 909 de Daft Punk ou le cultissime Praise You de Fatboy Slim, livre ici un clip minimaliste dans un style intimiste avec Tellier en gros plan jouant du piano. On termine par des travelling arrières tremblants sur divers objets et détails de l'appartement où est filmé la vidéo. Il y règne une ambiance très années 80 et on croirait regarder ces vieux téléfilms qui ont peuplés notre enfance télévisuelle.

Sebastien Tellier - L'Amour et La Violence from Yves Leroi on Vimeo.

Enfin, ce week-end, j'ai eu l'occasion de regarder Interstella 5555, le film réalisé par Leiji Matsumoto (Albator, Galaxy Express) pour illustrer l'album Discovery ("Veridis Quo" à l'envers - qui, au passage, ne veut rien dire en latin).

Ce n'était pas ma première opinion mais le film est très bien fait, très complet : il a la simplicité des dessins-animés sans pour autant être faible ou limité à un public d'enfants. Il a surtout le talent de donner vie à un des meilleurs albums de Daft Punk. A bien ré-écouter Discovery, on y retrouve tout ce qui a été fait en électro avant et après. Je crois que bon gré mal gré, beaucoup d'artistes d'aujourd'hui portent en eux ce son.

(Interstella 5555 En version intégrale ci-dessous.)