*Contient des informations révélant des détails de l'intrigue. Si vous pensez que cela peut vous gâcher le film, vous savez ce qu'il vous reste à faire...*
Je suis tout sauf un fan d'histoires de vampires.Mais celle-ci est différente : elle ne parle pas de l'introduction d'un vampire dans un milieu d'humains, mais du contraire. Et ça change tout !
Pitch : "Le monde est dominé par des vampires et les humains ne sont plus qu'une poignée de survivants traqués. Ethan Hawke, vampire modéré et docteur en hématologie cherche un palliatif. Il va trouver une solution." (Voir la fiche IMDB - 6,8/10)Au contraire de Twilight, Jennifer's Body et autres chefs-d'oeuvres du genre, la fascination de l'étrange ne porte plus sur le vampire, mais sur l'humain. On célèbre la joie d'être mortel et de pouvoir marcher au soleil.
Un parallèle troublant.
Les vampires ont la technologie : ils ont besoin de lumière pour vivre la nuit, de voiture anti-uv pour se déplacer le jour et des dons de sang des humains pour s'alimenter. Bref, de beaucoup de ressources. Hors, leurs ressources s'épuisent. Beaucoup de vampires sont sous-alimentés en sang car trop pauvres. Ils deviennent monstrueux et agressifs. Pendant ce temps, les vampires-riches dégustent des saignées millésimés dans des verres à Cognac.
La/Le bête-ail
Les humains ont enfin un prédateur,
Non, pas celui-là ! Un prédateur sauvage, passe encore. Mais un prédateur organisé qui pratique l'élevage. Ca fait tout drôle de penser qu'on pourrait aussi être du bétail. J'imagine que certains ne voient même pas où je veux en venir. Ils sont "carnassiers" et fiers de l'être, le végétarisme c'est bon pour les hippies ! Un choix qui n'engage qu'eux pensent-il probablement...
Un geste concret pour l'environnement
A un moment du film, je me suis demandé : arrivé à ce point, est-ce que je pourrais me suicider pour laisser les ressources aux autres ? Le suicide citoyen et écologique. "Vampires, faites un geste concret pour l'environnement : mourrez !"
In nomine Patri
Le film se termine sur Ethan Hawke qui dit en voix off : "We have a cure. We can change you back. It's not too late." [Nous avons un traitement. Nous pouvons vous faire redevenir humain. Il n'est pas trop tard."
J'imagine le scénariste aux prises avec sa rebelle d'adolescente de fille en plein trip Twilight. Comment faire comprendre à cette enfant que l'on peut choisir autre chose que la mort éternelle, la violence, la souffrance et l'hémoglobine ? Comment la toucher ? Lui dire sans la brusquer, qu'il y a peut-être autre chose : que le soleil c'est cool et c'est bon pour la peau, que les vampires au final ça existe pas, qu'en tout cas, elle n'en est pas une et qu'elle doit faire avec ce qu'elle est plutôt que de se détruire en vivant comme ce qu'elle n'est pas. Quel meilleur moyen de faire passer le message que de l'inclure dans un film qui reprend tous les codes du genre...?Ethan Hawke a trouvé un traitement, les frères Spierig ont trouvé un moyen de nous débarrasser de la twilight-mania. Je me demande comment ces cercles l'ont accueilli.
Compensons sans trop y penser.
Bref, cette solution, fruit d'une rencontre, est aussi une solution exigente : ce n'est pas un vaccin que l'on inocule, mais un traitement qui consiste à se frotter à la mort de si près que le corps se transforme. Le soleil en est une clef. L'effort sur soi en est une autre.


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