- "Ah ben oui, là c'est sûr que vous allez jamais tout faire rentrer là-dedans !"
Parfois je la rassure, parfois je la laisse mariner dans son scepticisme, parfois je fais le fanfaron. La main sur mon sac,
-"Vous inquiétez pas, il en a vu d'autres !"
-"J'espère que vous avez une voiture !"
-"Non regardez mon vélo est juste là !"
Je laisse mon vélo dans le hall parce que une fois sur deux j'oublie le cadenas. C'est un des bons côtés de faire ses courses dans un magasin bio : le samedi matin il n'y a pas grand monde, pas de gens pressés ou blasés en tout cas, pas de "type de la sécurité" qui m'interdit de rentrer avec mon vélo.
Pour en rajouter encore une couche je me suis arrêté chez mon cavistes pour lui prendre 2 bouteilles. Il pensait que j'allais revenir les chercher plus tard : je les aies enfoncées dans les manches de mon blouson : 2 bars, 2 bouteilles.
Fallait la voir la tête des passants que j'ai croisées avec mon vélo tout fins, ma poche d'orange à la main, l'autre sur mon seul frein et mes poireaux au vent.
Ca fait des années que je fais ça. Je l'ai fait en Chine des tonnes de fois. J'ai fait halluciner des centaines de caissières et de clients avec mon petit tour de magie. C'est un peu ma croisade pour montrer que c'est possible le tout-vélo. Peut-être pas pour tout, mais plus qu'on le croit.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire